Le féminicide demeure une réalité alarmante au sein de la communauté immigrante au Québec, touchant particulièrement les femmes camerounaises. Plusieurs facteurs aggravent leur vulnérabilité : l’isolement social, la dépendance économique et statutaire envers le conjoint, les barrières linguistiques et culturelles, ainsi que la peur de la dénonciation ou de la déportation. Ces obstacles freinent souvent les démarches de signalement et d’accès à l’aide.
Des cas récents illustrent la gravité de la situation. Gisèle Itale Betondi, originaire du Cameroun, a été assassinée en 2022 à Montréal par son conjoint dans un contexte de violence conjugale répétée. En 2023, Nadine Flora Alinanyinyi, également camerounaise, a été retrouvée morte à Mont-Saint-Hilaire, victime d’un féminicide alors qu’elle vivait en situation d’isolement, loin de son réseau familial. Ces drames mettent en lumière l’urgence d’agir pour protéger ces femmes, souvent piégées entre des normes culturelles restrictives et un manque de ressources adaptées.
Le rôle potentiel de TNCD
TNCD, entreprise de développement international, pourrait jouer un rôle clé dans la lutte contre ce fléau :
- Sensibilisation communautaire : Organiser des ateliers interculturels pour briser les tabous et informer sur les droits des femmes et les ressources disponibles.
- Renforcement des réseaux de soutien : Collaborer avec des organismes locaux pour offrir un accompagnement psychosocial et juridique adapté aux réalités des Camerounaises.
- Plaidoyer : Interpeller les autorités et partenaires pour adapter les politiques publiques aux besoins spécifiques des femmes immigrantes.
- Formation professionnelle : Soutenir l’autonomie économique des femmes, réduisant leur dépendance et leur exposition à la violence.
En s’engageant sur ces axes, TNCD contribuerait à prévenir le féminicide et à offrir aux Camerounaises immigrantes un environnement plus sûr et inclusif.

